
Après avoir agité vos nuits de gamer, le tueur de démons Dante revient secouer votre télévision avec Devil May Cry, l'anime. Avec ses deux gros flingues et son épée géante, il est paré pour débarrasser notre monde de la vermine et, au passage, pour repeindre les murs couleur rouge sang.
Avec quatre opus et neuf millons d'exemplaire vendus, Devil May Cry est l'une des franchises les plus connues du jeu vidéo. Créée en 2001 par Hideki KAMIYA (Resident Evil) et le studio Capcom (Street Fighter), elle a révolutionné l'univers des jeux d'action en développant son propre sous-genre, le "Hack ans Slash" ; littéralement "Tailler et Trancher". Et force est de constater que pour le joueur à la manette ou le héros à l'épée, il n'est question que de ça. Malgrè son look d'idole de visual kei, Dante est donc un mercenaire, pourfendeur de démon. Fils du démon rebelle Sparda, il est a la recherche de ceux qui ont tué sa mère humaine Eva et corrompu son frère Vergil. Voila pour la petite présentation, car face au succès, il n'a pas fallu longtemps pour que Dante sorte ses flingues Ebony et Ivory et son épée géante Rebellion sur d'autre supportes : roman, figurines, manga et, donc, un anime de 12 épisodes. C'est en juin 2007 sur la chaîne japonaise payante Wowow que débute cette série produite par le studio Madhouse et réalisé par Shin Itagaki. Parmi les scénaristes, on trouve Bingo Morihashi qui a participé à l'écriture des jeux vidéos. En effet, la série TV de Devil May cry peut à la fois être vue comme une oeuvre indépendante ou comme partie intégrante de la mythologie du chasseur de démons.
TAILLER ET TRANCHER
Si l'on suit la chronologie un peu complexe des événements, les 12 épisodes se situent entre le premier jeu et le quatrième (sachant que le troisième est un préquelle et que le deuxième est le dernier !). Dante tient une agence de détective au doux nom de Devil May Cry ; littéralement "le diable peut pleurer". Ce qui ne veut pas dire qu'il roule sur l'or, bien au contraire, il one compte plus ses dettes et rêve un jour de pouvoir se payer sa glace à la fraise. C'est pourquoi il ne peut refuser les affaires que lui propose son agent Morrison. En guise de première mission, Dante se voit ainsi confier la protection de Patty Lowell, une orpheline qui pourrait être l'héritière d'une grande fortune. Rien d'exitant à priori, sauf que la fillette devient la cible de démons et autres monstres. Alors qu'il applique à la lettre, et à merveille, le fameux "Tailler et Trancher", Dante se rend compte que quelque chose cloche. Enfin, rien de compliqué, juste de quoi lui permettre d'affronter un monstre plus gros que les précédents. Avec ce premier épisode, la série annonce la couleur : rouge sang. L'histoire n'est ainsi qu'un prétexte pour enchainer les scènes d'action impressionnantes. La mise en scène des combats en constitue les point fort, que cela soit dans les cadrages très originaux, dans les mouvements fluide de Dante ou dans le rôle accrodé au sang qui se déverse des corps, asperge les murs, se mélange aux décors. Une véritable esthétique se dégage alors de la série.
Une véritable esthétique sanglante se dégage de la série...
L'ENFER SUR TERRE
Dès le second épisode, un personnage récurrent des jeux fait son apparition en la personne de la chasseuse de prime Lady. Qu'elle lui donne un coup de main ou le rencarde sur un boulot, elle est d'une aide précieuse, surtout que l'on ne sait jamais d'où elle peut sortir toutes ses armes parmi lesquelles un lance-rockettes ! L'épisode révèle aussi que la série s'appuie avant tout sur son bestiaire de monstres, elle ne va pas toujorus à la facilité comme avec cette moto possédée. Les enquêtes se suivent et ne se ressemblent pas (un masque démoniaque, le démon du jeu ou plutot du poker, des chercheurs d'or et une reine du rock...), si ce n'est dans leur portrait d'un monte, le nôtre, en prise constante avec des forces invisibles et maléfiques. Surtout que, chose cocasse, la résolution se fait toujours de manière ultra spectaculaire, à coup de flingues et d'épée. Si les épisodes sont pensés de manière indépendantes, ils restent l'occasion de revisiter le passé de Dante, que cela soit pour ses parents Dante et Eva ou sa relation avec la mystérieuse Trish, qui contrôle l'electricité et ne passe pas inaperçue avec sa chevelure dorée.
LA BOUCLE EST BOUCLEE
Ceux qui pourraient reprocher à l'anime de n'être qu'un produit qui tache auraient tort de s'arrêter en cours de route, car la dernière ligne droite propose une série d'épisode qui, en plus de boucler la boucle, mettent même l'invulnérable Dante dans une position délicate. Alros que son rôle se limitait à squatter ou à nettoyer le Devil May Cry, la jeune Patty se retrouve au centre des hospitalités a cause de son passé et de sa mère. même Sid, un petit démon qui était jusque-là un élément comique, devient la plus grande menace qu'est rencontré Dante pou l'equilibre entre le monde des démons et celui des humains.Un retournement narratif original qui prouve que Devil May Cry est un titre plus malin et plus intéressant qu'il n'y parait. Sans ajouter qu'il s'annonce indispensable pour les fans du jeu et de son univers.

Ce sont en fait le design et le ton qui peuvent d'abord dérouter certains spectateurs. Les personnages sont plus flegmatiques que charismatiques, les couleurs plus pâles que sombres, les monstres plus anonyme qu'impressionnants. Et mettre l'innocente et moralisatrice Patty dans les pattes de Dante ou lui faire re-décorer le Devil May Cry en rose bonbon pouvaient laisser perplexe. Difficile a priori d'y retrouver la noirceur et la violence du personnage ou même du jeu. C'est à n'en pas douter une tentative pour toucher un plus large public, laisse le plus grand nombre mordre à l'hameçon avant de revenir doucement mais surement vers le côté obscur. Il s'agit de toute façon plus d'une déclinaison que d'une adaptation. Mais à force de voir comment Dante nettoie son épée ensanglantée, comment il se sort des situations les plus extrêmes et comment il se la joue, le charme ne peut qu'opérer. Il sauve le monde, mais s'en fout, il veut juste avoir la classe... et une pizza avec un sundae fraise en dessert.
☺ Dante ou la classe ultime
☺ Des combats aussi beau que sanglants
☻ Plus une déclinaison qu'une adaptation
☻ Répétitif
Fiche Technique
Titre Original : Devil May Cry
Format : Série TV (12 x 25 min)
Année : 2007
Auteur (Jeu Vidéo) : Shin Itagaki (Black Cat)
Chara Design : Hisashi Abe (Gunslinger Girl, Chobits, Petshop Of Horrors)
Musique : Rungran
Animation : Madhouse








